C'est l'une des questions les plus recherchées par les parieurs français, et la réponse est claire : les joueurs français ne paient pas d'impôt sur leurs gains de paris. Les gains de jeux ne sont pas classifiés comme des revenus en droit fiscal français, et il n'y a pas de plus-value imposable sur les sommes gagnées aux jeux. C'est la position en vigueur depuis de nombreuses années et elle reste inchangée en 2026. La confusion vient généralement de la confusion entre la taxe payée par les bookmakers et les impôts payés par les joueurs — ce sont deux choses totalement séparées.
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Fiscalité des Paris pour les Joueurs
En droit fiscal français, les gains de jeux perçus par les joueurs individuels ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu, à l'impôt sur les plus-values ou à tout autre impôt personnel. C'est la position légale établie et elle s'applique à :
- Les gains de paris sportifs (football, courses hippiques, tennis, rugby et tous autres sports)
- Les gains de casino et de casino en ligne
- Les gains de poker (dans la grande majorité des cas)
- Les gains sur les exchanges de paris
- Les gains provenant de bookmakers agréés ANJ et de bookmakers étrangers (EU)
La logique est que les jeux d'argent sont traités comme une activité de loisir plutôt que comme une source de revenus. Contrairement aux revenus d'activité ou aux revenus de placements, les gains de jeux ne sont pas soumis au système déclaratif standard et n'ont pas à être déclarés dans une déclaration de revenus classique. La position de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) sur ce point est constante.
Il existe un cas théorique marginal : si un individu était considéré comme exerçant le jeu à titre professionnel — en le traitant comme son activité principale — le fisc pourrait potentiellement arguer que les gains constituent un revenu professionnel. En pratique, ce scénario est extrêmement rare et le seuil de qualification en joueur professionnel est élevé. Pour la grande majorité des parieurs français, y compris les parieurs réguliers et sérieux, aucun impôt ne s'applique aux gains.
Prélèvements sur les Opérateurs de Paris
Distincte de la fiscalité des joueurs, la fiscalité des opérateurs de paris est une taxe sur l'activité des bookmakers — pas une déduction sur vos gains. Les opérateurs agréés ANJ s'acquittent de prélèvements calculés sur un pourcentage de leurs revenus bruts (grossièrement, total des mises reçues moins les gains reversés).
Vous pouvez constater que certains bookmakers agréés ANJ affichent une mention de "prélèvements" ou décrivent une légère déduction sur certains paris — l'opérateur répercute ainsi une partie de ses obligations fiscales dans certains formats de marché. C'est une décision commerciale du bookmaker, pas une taxe gouvernementale appliquée directement à vos gains. Les bookmakers étrangers opérant depuis Malte ou d'autres juridictions ne sont pas soumis aux mêmes prélèvements français ; ils gèrent leurs obligations fiscales avec leur régulateur d'origine.
L'essentiel est que du point de vue du joueur, aucun impôt n'est déduit de vos gains et vous n'avez aucune obligation déclarative résultant de votre activité de paris.
Cas Particuliers et Crypto
Le cas marginal le plus pertinent pour les parieurs français modernes concerne les cryptomonnaies. Si vous utilisez de la crypto pour alimenter un compte de paris, il existe une interaction potentielle avec la fiscalité des plus-values — mais elle s'applique à l'actif crypto, pas aux gains de paris.
La séquence pouvant créer une obligation fiscale est la suivante : vous achetez du Bitcoin à 20 000 €, il prend de la valeur jusqu'à 30 000 €, et vous le transférez ensuite à un bookmaker pour alimenter votre compte. Au moment de la cession (transfert de la crypto au bookmaker, ou conversion en EUR), vous avez réalisé une plus-value de 10 000 € sur le Bitcoin. Cette plus-value est potentiellement soumise à la flat tax de 30 % en France. L'activité de paris et les éventuels gains sont distincts — mais l'événement de cession crypto a eu lieu.
Si vous avez acheté de la crypto spécifiquement comme moyen de paiement (stablecoins, ou crypto achetée et utilisée au même prix), la plus-value est nulle et aucune imposition ne s'applique. La complexité croît avec les actifs crypto volatils. La DGFiP a publié des orientations sur la fiscalité des actifs numériques, et un conseil professionnel est recommandé si la crypto représente une part significative de vos dépôts de paris.
Pages Associées
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- EU vs Bookmakers français — comparaison réglementaire
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Questions Fréquentes
Dois-je payer l'impôt sur le revenu sur mes gains de paris en France ?
Non. Les joueurs français ne sont pas tenus de payer l'impôt sur le revenu sur leurs gains de paris. En vertu du droit fiscal français, les gains de jeux ne sont pas classifiés comme des revenus. Cela s'applique aux gains des paris sportifs, des courses hippiques, des jeux de casino et autres formes de jeux — et s'applique également que vous pariiez avec un bookmaker agréé ANJ ou un bookmaker étranger. C'est l'un des aspects les plus souvent mal compris de la fiscalité française des jeux.
Qu'est-ce que le prélèvement sur les jeux en France ?
Les prélèvements fiscaux sur les jeux pèsent sur les opérateurs, pas sur les joueurs. Les opérateurs agréés ANJ s'acquittent de prélèvements calculés sur leur produit brut des jeux (mise totale moins gains reversés). C'est une taxe professionnelle payée par l'opérateur. Les joueurs n'y contribuent pas et ne la voient pas déduite de leurs gains.
L'utilisation d'un bookmaker étranger affecte-t-elle ma situation fiscale en tant que joueur français ?
Non. Votre situation fiscale personnelle en tant que parieur n'est pas affectée par le fait d'utiliser un bookmaker agréé ANJ ou un bookmaker étranger. Vous ne payez pas d'impôt sur vos gains dans aucun des deux cas. L'obligation fiscale sur les paris incombe à l'opérateur — et les bookmakers étrangers gèrent cela différemment des opérateurs français, mais c'est la préoccupation de l'opérateur, pas la vôtre.
Quid des paris en crypto et de l'imposition des plus-values en France ?
Si vous achetez des cryptomonnaies, les utilisez pour alimenter un compte de paris, et vendez ou convertissez ensuite vos cryptos avec une plus-value, le gain sur la cryptomonnaie elle-même peut être soumis à l'impôt sur les plus-values (actuellement la flat tax de 30 % en France : 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Les gains de paris sont distincts et non imposables. L'exposition fiscale concerne l'appréciation de la valeur de l'actif crypto, pas l'activité de jeu. Il s'agit d'un domaine complexe et vous devriez consulter un conseiller fiscal qualifié si cela vous concerne.